TEMOIGNAGES DES PERES

 

Dans le bref historique de notre Fraternité, on a décrit comment les Saints RAPHAEL, NICOLAS et IRENE ont apparu et indiqué l’emplacement οù ils désiraient construire le Temple dédié à leur Grâce. De plus, on a mentionné que ces évènements miraculaires ont incité des frères consciencieux à venir s’ajouter aux forces et à se livrer entièrement dans le service de Dieu et des Saints. C’est ainsi que se forme la Fraternité de Saint Raphael, et que le Saint devient désormais pionnier et coordinateur principal tant des travaux que de la vie en général de la Fraternité, en bénissant et protégeant la Fraternité avec Sa grâce et en rendant Sa présence évidente avec Son aide et Sa providence.

«Que le Nom de Saint Raphael soit glorifié»

Au début, sur le Rocher où apparurent les Saints, les frères avaient installé leur icone et y priaient quotidiennement, en suppliant les Saints de les stimuler tout au long de leurs efforts et de leur procurer leur secours, en vue qu’ils puissent remplir Leur ordre.

Dès qu’arriva le temps de la première liturgie célébrée à l’honneur du Saint, les frères se sont préoccupés. La divine liturgie se déroulerait en plein air. La voix du Prêtre et les psaumes du Chœur se perdraient dans l’infini et ne sauraient pas ainsi être entendus par la foule des fidèles. A la veille de la fête alors, les frères délibéraient autour de ce sujet et se sont prononcés pour l’approvisionnement de l’installation microphonique nécessaire. C’est ainsi qu’ils priaient le Saint d’éclairer leur esprit, afin qu’ils puissent bientôt trouver une solution à cette question jamais mentionnée jusqu’alors à personne. A mesure que la fête approchait, le pieux Chrétien de Zante, Dionysios M., communique avec le Géron et les frères et mentionne que, tout au hasard, il découvrit dans le débarras de chez lui une installation microphonique oubliée et tombée en pleine désuétude, et demande s’ils en ont besoin. C’est ainsi que le Géron cria: «Mais oui, homme béni, elle nous est indispensable; On n’en avait pas et son manque avait créé un problème très grave. C’est pourquoi nous priions ces derniers jours au Saint de venir en aide et résoudre ce problème. Et voilà votre offre! Que le nom de Saint Raphael soit béni! C’est encore une fois que le Saint nous prêta Sa main pour nous aider!».

«Que fais-tu là?»

Dès que les conditions étaient plus appropriées, les frères se sont mis à discuter à propos de leurs actions concrètes en vue de la construction d’un Temple et d’une Phiale pour la Fraternité. Le lendemain, la grâce du Saint a envoyé le fidèle Ioannis T. qui, en discutant avec le Géron et les frères s’est demandé: «Qu’est-ce que vous envisagez de faire construire dans cet endroit sacré du Saint?» Ils lui ont répondu «Un petit Temple et une Phiale, pour abriter élémentairement les pèlerins». Plus tard, le même après-midi, le fidèle en question est rentré chez lui et s’est mis à expérimenter la construction de la Phiale en faisant des esquisses imparfaites sur une feuille de papier.

A ce moment-là, le Saint lui envoie en aide Mme Hélène T., une amie de famille et femme ingénieur civil, avec sa fille architecte Anna T. Lorsque la première a vu les ébauches de la Phiale en brouillon, a dit: «Que fais-tu là?» Et c’est ainsi que le fidèle en question lui a mentionné ce qui le préoccupait et la femme l’a interrompu en disant «Ça c’est mon travail à moi!»

Mais pendant la conversation, on a abordé le sujet de la construction du Temple. Sans aucun autre commentaire, Anna T. s’est chargée volontairement de la rédaction des plans architecturaux et Hélène T. s’est engagée de s’occuper de tout ce qui portait sur la construction. Le lendemain, dimanche matin, elle s’est rencontrée avec le Géron, il lui a expliqué qu’elle s’adonnerait à rédiger les plans nécessaires, à procurer les conseils exigés et à surveiller gratuitement les travaux de construction.

La Phiale

Un soir, le Géron et les frères réfléchissaient sur la Phiale, ses dimensions et l’endroit de construction et le lendemain, pendant que les frères traçaient par terre les signes de la Phiale, notre Saint a encore une fois fait son apparition à travers son aide, cette fois en envoyant M. Georges S., qui, en voyant les tracées de lignes par terre a demandé: «Qu’est-ce que vous allez construire ici?» et ils lui ont répondu: «une Phiale». Pour mieux comprendre ce que c’était une Phiale, il leur demande «auriez-vous un plan pour que je puisse voir la Phiale?» et ils lui montrent les plans. Au premier coup d’œil sur les plans, il leur dit «c’est moi qui offrirai la Phiale mais je voudrais aussi parler avec l’Ingénieure». Et, par miracle, a sonné son portable et c’était l’Ingénieure. Le Géron lui a mentionné qu’un fidèle voulait s’occuper de la construction de la Phiale et qu’il voulait parler avec elle. Et, en effet, au bout de trois mois la Phiale avait pris corps!

La phiale

La phiale

La Providence de Saint Raphael leur a apporté la solution…

Depuis longtemps, à la Fraternité, tout au long de la nuit on utilisait exclusivement les lampes conventionnelles et les loupes de pétrole pur ou d’huile. Ces moyens étaient indispensables non seulement pour éclairer les divers endroits mais pour que les frères puissent étudier durant les heures de nuit. Aucun effort d’alimentation en électricité n’a été effectué pour les bâtiments de la Fraternité, puisqu’un tel geste présupposait le prolongement du réseau d’électricité, ce qui en ferait exploser la dépense.

Un jour, la Fraternité a reçu la visite d’un très pieux Chrétien, Monsieur Christos P., qui était issu du Pirée. Ignorant complètement le problème de l’absence d’électricité mais poussé par la volonté d’offrir à la Fraternité quelque chose d’utile et de pratique, comme il avait pensé, il a brusquement mentionné au Géron les ci-dessous: «J’ai apporté une unité de production de courant électrique par l’énergie solaire et j’ai pensé l’offrir à la grâce de Saint Raphael et l’installer, si vous le désirez, bien sûr». Les frères ont accepté avec un grand plaisir, en se rendant compte que la grâce divine et la Providence de Saint Raphael leur avaient trouvé la solution à un problème insoluble avec les moyens dont ils disposaient. La batterie de cette unité solaire ne pouvait que suffire à éclairer pendant la nuit le lieu d’étude et de travail des frères, qui disaient de tout cœur un grand «merci». L’amour et la sagesse de Saint Raphael avec la contribution du visiteur dévoué avait de nouveau fait son miracle…

«… Si toi non plus tu ne m’en donnes, je suis perdu…»

La construction du Petit Temple Sacré de Saint Raphael au point où l’avait indiqué le Saint, après l’élaboration de toutes les études techniques nécessaires, a finalement commencé. Un jour, les ouvriers ont demandé les matériaux de construction pour le lendemain et les frères les ont commandés auprès du fournisseur pour que celui-ci les apporte le lendemain. L’après-midi du même jour, un berger de la région criait par la porte du monastère «Géron, Géron, approchez, je veux vous parler d’un problème qui me tourmente». Après l’avoir abordé et lui avoir souhaité la bienvenue, le Géron lui a demandé ce qui lui était arrivé. «Géron», lui a dit le berger, «j’ai besoin d’une somme d’argent, parce que demain matin je dois aller payer et d’ici un mois je te l’aurai rendue. J’ai fait le tour du village mais personne ne veut m’en prêter. Si toi non plus tu ne m’en donnes, je suis perdu. Le matin, je dois disparaître». Le Géron lui a demandé d’attendre un peu et s’est dirigé vers les petites cellules des frères et, après leur avoir expliqué la situation, leur a demandé «On a combien d’argent?». Les frères ont répondu: «Nous avons l’argent pour payer demain les matériaux de construction qu’ils nous apporteront demain à midi. Mais puisque le berger en a besoin, qu’on le lui donne et d’ici demain, que Dieu nous bénisse! » C’est ainsi qu’ils ont donné au berger l’argent qui était destiné aux matériaux. Toutefois, le Saint a de nouveau apparu à travers son aide, en envoyant Aikaterini Z., habitant de Grammatiko, qui s’est trouvée à la région de Aghia Paraskevi d’Attique afin qu’elle s’achète un bijou. Là, elle est entrée dans une bijouterie pour choisir ce qui lui plairait pour offrir en cadeau. Elle discutait avec la propriétaire du magasin, quand soudain elle a aperçu une icône de Saint Raphael et de ceux qui sont avec Lui. Τout de suite elle s’est exclamée «Nous avons nous aussi Saint Raphael à Ano Souli de Marathon». Et la propriétaire, sans prononcer un mot, a ouvert sa caisse, a pris entre les mains tout l’argent existant et le lui a donné en disant: «Prends cela pour Saint Raphael». Mme Aikaterini Z a refusé de le prendre en disant qu’elle n’était pas habilitée pour cela et lui a proposé de s’y rendre elle-même pour l’offrir. Mais la bijoutière insistait tellement que Mme Aikaterini Z l’a pris sans pouvoir faire autrement et se rendant immédiatement au Monastère, l’a livré au Géron. Quel étonnement, quand on a constaté que le total de l’argent, qui avait été offert au berger en tant qu’aide, était équivalent à la valeur précise des matériaux commandés!

«… Quelle demande?…»

A chaque fois que les frères envisageaient de créer quelque chose, le lendemain le Saint devenait leur assistant et par miracle il réalisait leur pensée! Un après-midi, le Géron et les frères discutaient la question de se rendre la semaine suivante chez l’ OTE (Organization de Telecommunication de Grèce) pour présenter une demande de connexion téléphonique. Αinsi, la semaine d’après, le Géron a visité une des succursales d’OTE. Le chef du personnel, Monsieur F., dès qu’il l’a vu, lui dit: «Où êtes-vous, Géron, je vous cherchais partout pour que vous signiez la demande de la connexion téléphonique». Et le Géron lui a répondu: «Mais signer quelle demande, puisque je ne l’ai pas encore complétée? C’est pourquoi je suis là aujourd’hui». Et le Chef lui dit «La demande est prête. Il ne reste à compléter que quelques coordonnées et la signature. Nous avons déjà calculé la somme d’argent à payer et vous pouvez payer par voie réglementaire comme vous désirez». Le Géron est resté stupéfait. Il n’avait jamais présenté une telle demande. Il n’avait jamais discuté de cela avec personne à part la Fraternité. Il s’est tout de suite rendu compte que Saint Raphael avait passé à l’action. Il demande au Chef: «Qu’est-ce qui se passe? Moi, je n’ai envoyé personne pour présenter la demande. Je n’ai pas téléphoné non plus à propos de cette question. Et vous, vous me dites que tout est prêt et que vous avez calculé même la somme d’argent à payer. Comment tout cela s’est-il passé?» Le Chef lui répond: «J’ai reçu un ordre téléphonique par le Chef Supérieur de l’OTE Amaroussiou, Monsieur Stephanos D. pour l’installation immédiate de télécommunication à la Fraternité de Saint Raphael». Après avoir signé la demande et remercié le Chef, le Géron a demandé le numéro de téléphone de Mr. Stephanos D. et, de retour au Monastère, il a raconté aux frères tout ce qui s’était déroulé au magasin de l’OTE. Ayant remercié Saint Raphael, les frères ont téléphoné à Mr. Stephanos D. pour le remercier et ont appris qu’il avait visité il y a quelques jours le Monastère de Saint Raphael à Ano Souli de Marathon. Et cela pour prier le Saint de l’aider à une affaire personnelle, à laquelle le Saint avait dès le lendemain apporté solution et ainsi, pour le remercier, il a ordonné l’installation téléphonique, puisque, lors de sa visite, il avait remarqué l’absence de ligne d’OTE. Encore une fois, le Saint, travaillant sans bruit, a accouru de satisfaire au désir des frères, que Lui seul connaissait, en réconfortant à la fois Mr. Stephanos D. qui avait besoin de Son aide».

«… Ne vous inquiétez pas…»

Un jour, en discutant, les frères essayaient de trouver les moyens pour se procurer d’un Pupitre de Chœur. Après cela, ils ont communiqué avec un menuisier pour apprendre des détails et son prix. Ils se sont mis d’accord d’en être avertis trois jours avant la livraison du Pupitre, pour que les frères puissent payer la somme due. Un après-midi ils ont reçu un coup de fil par le menuisier disant que celui-ci allait leur livrer le Pupitre au bout de deux heures. Le Géron, en regardant d’un air désespéré un des frères qui se trouvait là lui ditː «Ah, cet homme béni, on lui a dit de nous avertir trois jours avant et maintenant il arrive brusquement». «Ne vous inquiétez pas, Géron», répond le frère, «notre Saint trouvera aussi une solution à ce problème». Et effectivement Saint Raphael a de nouveau apparu à travers sa contribution, en envoyant M. Evangelos Ch. qui en tant de pèlerin, a voulu offrir une somme qui, par miracle, était équivalente à la valeur du Pupitre. Pour encore une fois la grâce de Saint Raphael avait largement offert son assistance.

«… Tu n’as pas offert ce que tu m’avais promis…»

Une autre fois, il n’y avait pas du tout de cierges. Il était vendredi et les frères devaient attendre jusqu’au début de la semaine suivante pour se rendre à Athènes et se ravitailler du pur cire par l’atelier de fabrication relatif. Saint Raphael n’a pas tardé à résoudre ce problème aussi et avec Son intervention il a procuré son assistance précieuse. Le lendemain après-midi, après l’Office des Vêpres, ils ont entendu une voix féminine les appeler par la porte du Saint Monastère: «Géron, Géron, s’il vous plaît, venez à la porte, c’est urgent!» En s’approchant de l’entrée, ils ont vu une dame accompagnée par un monsieur. «Géron», dit la dame, «je m’appelle Efthymia Z. et j’avais promis à Saint Raphael de lui offrir du cire pur. Hier soir, j’ai rêvé de Lui. Il m’a ditː «Tu n’as pas offert ce que tu m’avais promis… Apporte-moi les cierges chez moi à Ano Souli de Marathon». Le Géron a discrètement regardé un frère qui l’accompagnait et lui a dit à voix basse: «Le Saint a de nouveau fait son miracle». Et Madame Efthymia a poursuivi en disant: «Dès que j’ai fait ce rêve, je me suis réveillée et toute prise de panique, je suis partie pour Athènes, j’ai pris les cierges et je suis de nouveau rentrée à Petroupoli où se trouve mon domicile. Je priais Sa grâce de m’aider car Petroupoli est trop loin par rapport à Ano Souli de Marathon et s’y rendre en utilisant les moyens de déplacement était très difficile. De plus, le coût de déplacement en taxi était vraiment insupportable pour mon faible gagne-pain. Soudain, un de mes proches m’a rendu visite et m’a invité à faire une promenade où que je voulais. Je suis restée complètement stupéfaite, car je me suis tout de suite rendu compte qu’il avait été envoyé par Saint Raphael, pour m’aider à remplir ma promesse, et il faisait déjà nuit quand nous avons trouvé le site de Saint Raphael ici à Ano Souli. Le Géron et le frère l’ont remerciée et ont immédiatement adressé au Saint une prière de remerciement pour Son aide.

De plus, un autre évènement qui est arrivé à Efthymia Z. était le suivant, comme l’a raconté elle-même. «Un jour, j’ai visité le Monastère de Saint Raphael et j’étais seule dans la petite église et je priais. Dès que j’ai fini ma prière, je me suis approchée du Géron et avec une grande réticence je l’ai prié de me permettre de ranger un peu le lieu, s’il le voudrait. C’est ce que j’ai fait. Et c’est la première fois dans ma vie que j’ai vivement ressenti de la myrrhe répandant une odeur pénétrante comme un arome d’ange surnaturel. J’ai invité le Géron et je lui ai mentionné l’évènement. Lui, il m’a calmement répondu "Ce que tu as ressenti c’était la bénédiction du Saint qui te remercie, parce que tu le soignes".»

«… Fais quelque chose, mon Saint…»

Les frères, travaillant quotidiennement en plein air, avaient besoin de se nettoyer très fréquemment par les poussières dues aux travaux manuels, afin d’être décents pour exercer leurs devoirs religieux et accueillir les pèlerins. Bien sûr, il n’était pas toujours possible d’avoir de l’eau chaude, c’est pourquoi ils se lavaient les cheveux, même en plein hiver, avec de l’eau en température ambiante. En hiver, cela était aussi bien pénible que dangereux. Malgré cela, il en était nécessaire. Lors d’une nuit de février, pour autant, un des frères, tremblant de froid lors de sa douche, a dit d’un air suppliant au Saint «Elle est grande Ta Grâce, mon Saint! Je te remercie parce qu’à travers les difficultés tu aides notre âme! Mais, s’il te plait, fais quelque chose pour l’eau froide, mon Saint, parce que je vois que je ne peux plus la supporter!» Peu de jours après,

Monsieur Antonis M. rend visite au Monastère et dit à un certain moment au Géron et aux frères qui étaient làː «J’avais commandé de l’équipement électroménager pour la maçonnerie que j’ai entrepris de bâtir. Il m’est tout de suite venu à l’esprit de vous accorder un chauffe-eau solaire. Vous le voulez?» Le Géron connaissant le manque de l’eau chaude et apercevant immédiatement l’intervention divine sur cette question, a répondu affirmativement. Plus tard, le frère qui avait adressé au Saint la prière précitée, l’a avoué devant tous pour accorder la gloire au nom du Saint et pour Le remercier de Son intervention immédiate. Les frères essayaient toujours de faire plaisir à Saint Raphael et Lui, il les aidait toujours et se souciait paternellement d’eux. C’est ainsi que le Chrétien pieux a apporté et installé la plus grande unité de chauffe-eau solaire alors disponible au marché. Voilà, donc, encore une action miraculeuse de Saint Raphael.

Au Monastère de Saint Raphael en plein hiver

Au Monastère de Saint Raphael en plein hiver

« Le thermos à bouchon sport dont je vous ai parlé hier…»

Tous les étés, les frères s’occupaient sans cesse du plein air en exécutant divers travaux manuels et souvent la chaleur était torride. Ensuite, l’eau potable disponible était toujours très chaude et il était fortement désagréable pour quelqu’un de la boire. Un de ces jours, les frères étaient épuisés, tout transpirés et assoiffés. L’après-midi, après la cérémonie des vêpres, un frère ditː «Géron, il y a dans les grands commerces des gourdes isothermes à bouchon sport. On y met de l’eau froide et cela la maintient froide tout au long de la journée. Quand vous irez à Nea Makri et si cela est béni, on pourrait en acheter une». Le téléphone sonne et c’est Monsieur Charalampos D. qui demandait la permission d’y aller avec sa femme Mme Xenia le lendemain matin de très bonne heure. En effet, le lendemain matin à 7h. le Géron et les frères attendaient les pèlerins. Le temps passait et ils n’étaient toujours pas là. Ils ne sont arrivés que vers 10h. avec, à la grande surprise de tous, un thermos à bouchon à la main, comme l’avait exprimé le frère. «Géron!» dit à voix basse le frère en question. « Le thermos à bouchon sport dont je vous ai parlé hier, Saint Raphael nous l’a envoyé». Le Géron lui répond: «Ne dis rien, mon enfant» et après avoir souhaité la bienvenue aux pèlerins, il leur a demandé pourquoi ils ont été en retard. Madame Xenia leur répond: «Nous nous sommes réveillés à 6h. et pendant qu’on buvait notre petit café, mon mari me dit: "Il y a quelque chose qui m’est venu à l’esprit! Je me demande si les frères ont des thermos pour faire maintenir l’eau froide. Pourquoi ne pas attendre jusqu’à ce que les magasins soit ouverts pour qu’on leur en achète un?" c’est pourquoi nous sommes arrivés en retard». «Ce n’était pas votre pensée. C’est Saint Raphael qui vous l’a fait venir à l’esprit, parce qu’hier après-midi on en discutait avec les frères» a répondu le Géron, tout en remerciant et glorifiant le Saint qui s’en est occupé pour encore une fois.

« Je sais, mon Saint, que tout ce que tu veux, tu peux le faire…»

Parmi les étés, il y en avait un qui était particulièrement chaud et sec. A cause de cette grande sécheresse, les arbrisseaux plantés par les frères avaient un grand besoin d’eau. Mais malheureusement la citerne où les frères gardaient en réserve les eaux de pluie en hiver était déjà vide, puisque, en raison des conditions précitées, il y avait une grande consommation d’eau. Ainsi, les frères ne pouvaient que regarder tristement les petits arbres se sécher petit à petit jour après jour, sans pouvoir rien faire. A un certain moment, un des frères, éprouvant une tristesse particulière devant ce spectacle, est allé à la petite église du Saint et a douloureusement adressé une prière au Saint pour qu’il les aide. «Toi, mon Saint, tu es, avec la Grâce de Dieu, omnipotent. Tu peux tout faire. Nous, en tant qu’hommes, nous ne pouvons faire quelque chose de plus. Je ne sollicite rien pour nous. Mais c’est pour Ta grâce qu’on a planté ces arbrisseaux. Pas pour nous mais pour Toi. Ne les laisse pas, s’il te plaît, se sécher! Je sais que tout ce que tu veux, tu peux le faire…» C’est ce que le frère a dit entre autres et est allé continuer son service sacré. Le lendemain, avant que le jour se lève, les frères, étonnés, se sont réveillés par le son de la pluie. Dès l’aube et en sortant pour continuer leurs travaux, ils ont vu la totalité de l’endroit bien mouillée. Et surtout les trous formés par la terre creusée autour des jeunes arbres étaient remplis d’eau. Débordant de joie, ils ont adressé des remerciements particulièrement chaleureux au Saint.

Le même jour, pendant l’après-midi, un des frères est descendu au village pour acheter quelque chose et, en discutant avec les clients du magasin, a dit «Quelle pluie hier soir! On en avait vraiment besoin! Un vrai cadeau de Dieu!» Et à sa grande surprise on lui a riposté: «Mais quelle pluie, père, apparemment la chaleur vous a tapé dur!» En sortant alors du magasin et lors de son retour au Monastère, il repérait l’endroit et complètement bouleversé s’est rendu compte qu’il n’avait plu QUE derrière le grillage du Monastère et qu’en dehors de ses limites n’était pas tombée une goutte de pluie! En outre, lors du retour de la canicule, l’humidité dans le sol du Monastère depuis le jour de cette pluie brusque s’est maintenue pour deux semaines entières, ce qui n’était pas du tout naturel… Vivant alors le soin miraculeux et la protection du Saint, les frères éprouvaient de plus en plus de piété et d’amour à l’égard du Saint et essayaient de montrer activement leur reconnaissance, en mobilisant toutes leurs forces pour Lui rendre leur service sacré.

Photo: Les arbustes du Saint

Les arbustes du Saint

« …mais … comment trouver du temps?»

Durant une saison entière, les frères s’occupaient continuellement des travaux agricoles en travaillant toute la journée. Lors de leur travail en plein air, ils voyaient les plantes herbacées qui poussaient partout et en remarquaient les diverses variétés qui étaient comestibles. Personne, pour autant, ne les ramassait, puisqu’il n’y avait pas de temps disponible, puisque ces travaux devaient être accomplis le plus tôt possible et, pour cela, il fallait exploiter les bonnes conditions météorologiques. Un jour, alors, deux parmi les frères, pendant qu’ils travaillaient, ont dit l’un à l’autre: «en regardant çà et là les herbes qui poussent en abondance ici, je me suis aperçu que leur goût me manque. Mais comment trouver du temps pour en ramasser? Que je me contente alors avec plaisir de ce que nous avons». Et ils n’ont accordé aucune autre importance à la question.

Tard l’après-midi, au coucher du soleil, un autre frère est allé rendre visite à une famille. Au moment de partir pour rentrer au Monastère, le père de la famille lui a dit: «Attends une minute, j’ai quelque chose à te donner». Et il lui donne un très grand sac d’herbes(!), en lui disant «prends-les, ils sont bio et d’une qualité excellente». Quand le frère est retourné et les autres ont vu le gros sac d’herbes, ils sont restés tout ébahis. Personne ne leur en avait donné depuis longtemps et soudain, le jour où ils en parlaient et avaient exprimé leur désir (sans que personne d’autre soit présente, à part Dieu et le Saint qui entendaient), ils l’ont reçu, voire la variété dont il était question. Cela ne s’est pas passé au hasard mais à la suite du soin du Saint qui exprimait ainsi Son amour affectueux envers les frères. En voyant leur bonne volonté et leur travail continu, il leur a envoyé ce qu’ils ont désiré, malgré le fait que les frères ne l’ont pas considéré tellement important à discuter avec tout le monde ou garder en tête et y penser tout le temps. Le Saint s’occupe avec soin de tout, même de la moindre chose qui préoccupe l’homme, et les frères le savent très bien. Toutefois, cela ne les empêche pas de s’étonner agréablement à de tels cas, car ils se rendent compte pour encore une fois de la grandeur du Saint qu’ils servent et de l’amour dont Lui il dispose pour eux, grâce à Dieu. Mais, en même temps, ils prennent leur leçon aussi, en pensant qu’à force de négliger leurs désirs et ne s’occuper que du service du Saint, ils ont fini par prendre, de par Dieu, ce qu’ils voulaient, et même mieux qu’ils auraient pu y arriver tout seuls, parce que Dieu, comme le fait toujours d’ailleurs, quand il donne, il donne en abondance et avec générosité en répondant à tout besoin.

« …il n’est pas en bon état… il est en excellent état!»

Un jour, le Géron a pensé que la Fraternité a besoin d’un réfrigérateur et se demandait comment ils pourraient s’en procurer d’un. Le lendemain alors ils reçoivent un coup de fil par Monsieur Tassos X, un mécanicien, et dit au frère avec lequel il parlait au téléphone: «J’ai un réfrigérateur dont je n’ai pas besoin, vous le voulez?» Le frère demande: «Il est en quel état» et on lui répond «…il n’est pas en bon état… il est en excellent état! Il n’y aura jamais de glace. Venez le récupérer cet après-midi» Le frère va tout de suite mentionner au Géron les nouvelles. Le Géron, sans avoir encore partagé sa pensée avec quelqu’un, apprend par le frère que ce qu’il cherchait acheter, lui a été offert gratuitement grâce à la providence de Dieu et de Saint Raphael. Il a alors dévoilé aux frères les pensées qu’il avait faites et ils ont tous remercié Dieu et Saint Raphael pour Leur soin.

Le sauvetage miraculeux de l’incendie

Tout le monde a entendu parler de l’incendie catastrophique sans précédent qui a touché l’Attique de l’Est le 21 aout 2009 et a duré certains jours, en laissant après son passage beaucoup de forêts brûlées et des fortunes ruinées. Il s’agit d’une des plus grandes catastrophes de la richesse naturelle du département d’Attique, que nous allons surmonter avec une très grande difficulté et que nous n’oublierons qu’encore plus difficilement. Et cela parce que cet incendie a brûlé de grandes étendues parmi les dernières forêts vierges qui nous restaient jusqu’à aujourd’hui, et a pénétré à la fois dans des régions habitées, des quartiers et des municipalités, en détruisant tout lors de son passage, à cause des vents forts qui soufflaient ces jours-là. Et d’après ce qui a été constaté dans la plupart des cas, le feu survolait le même endroit deux, voire trois fois, par direction différente ou même en rond, comme s’il exigeait de brûler absolument tout avant qu’il ne parte.

C’est ce qui est arrivé à Saint Raphael, à Ano Souli de Marathon. Le feu est arrivé en bouillonnant par le côté du Saint Monastère qui donne sur la forêt descendante jusqu’à Schinia et Kato Souli, est passé aux alentours du Monastère, l’a entouré et est descendu également de l’autre côté de la pente, où se trouve la petite église de nos Saints, pour continuer vers la forêt, entre Ano Souli et Marathon, qu’il a complètement brûlée. Toutefois, par miracle, bien que le Saint Monastère ne soit pas cerné par une clôture ou des zones coupe-feu mais seulement par un simple grillage et malgré le fait qu’il a été complètement entouré par les flammes, aucune n’en a dépassé ses limites. Ainsi, dans la partie intérieure le Monastère est resté tout vert alors qu’à l’extérieur il a été cerné par une zone brûlée. Nous remercions et glorifions de tout cœur nos Saints protecteurs miraculeux Raphael, Nicolas et Irène pour avoir couvert avec Leur grâce le Monastère, sans le laisser brûler par le feu.

Le miracle est nettement discernable pour celui qui perçoit actuellement le Monastère, mais encore plus pour ceux qui étaient là pendant l’incendie. Les flammes, quatre mètres de haut, atteignaient une très grande intensité à cause des vents forts et de la végétation dense de beaucoup de conifères qui, comme tout le monde sait, sont inflammables et souvent produisent des rejets de cônes incandescents, entraînant ainsi la création de nouveaux foyers de feu indépendants quelques mètres plus loin. La manie du feu était telle ce jour-là que les extincteurs ne servaient pratiquement pas, puisque tout ce qu’ils jetaient, retournait contre eux poussé par le courant d’air caniculaire qui était dégagé par les flammes. Et pourtant, malgré tout cela, pas un seul arbre n’a été brûlé par le feu à l’intérieur du Saint Monastère et on pouvait voir deux arbres l’un à côté de l’autre, l’un en dehors du Monastère brûler et l’autre dedans ne pas prendre feu! Effectivement elle est grande la grâce et la puissance de nos Saints et Leur intervention désintéressée auprès de notre Dieu charitable. Nous, nous allons toujours les remercier, les honorer et les glorifier, en Les priant de couvrir, protéger et sauver notre Sainte Fraternité de même que tout Chrétien orthodoxe en difficulté et en tristesse.

Photo: Dans son intérieur le Monastère est resté tout vert, alors qu’à l’exterieur il a été cerné par une zone brûlée.

(Photo: Dans son intérieur le Monastère est resté tout vert, alors qu’à l’exterieur il a été cerné par une zone brûlée.)